Cette semaine la série 3 Questions à ..., vous fait découvrir Laurence Petit, 30 ans, Mosaïste.
Les entrevues Creacamp visent à faire connaître les créatrices, anglophones et francophones, cela d'un point de vue personnel : à quoi ressemble leur processus de création, quand et pourquoi ont-elles décidé de vivre de leur projet créatif, quels sont les hauts et les bas de leurs carrières?
Cette semaine, entrez dans l'univers de Laurence. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à lui laisser un mot dans les commentaires!

À quoi ressemble ton rituel créatif? Que fais-tu pour te mettre «dedans»? Crées-tu mieux dans le désordre, le silence, de nuit, ou de manière ponctuelle?
LP : Je suis définitivement plus productive sous la pression, si je n'ai pas de date limite, je procrastine. Mon atelier est un vrai bordel et c'est là-dedans que je me sens confortable. Je m'y retrouve très bien... la plupart du temps!
La musique et l'ambiance de l'atelier sont super importantes quand je crée, c'est ce qui me permet d'entrer dans ma bulle, d'y être confortable et d'en oublier le temps. En général j'écoute Espace Musique et je sais l’heure qu’il est en fonction des animateurs ou quand mon ventre se met à gargouiller!

À quel moment, et pour quelle raison, as tu pris la décision qu'il te fallait perséverer dans ta création?
LP : J'ai fait ce choix à 25 ans. À partir du moment où j'ai ressenti de l'envie. J'ai toujours admiré les artistes qui vivaient de leur art, puis un jour je me suis mise à les envier. L'envie et la jalousie sont des sentiments que je n'aime pas beaucoup, j'ai donc décidé moi aussi de tenter ma chance et de vivre de mes créations.
Tout ça ne s'est pas fait du jour au lendemain, mais j'ai réalisé que j'avais le choix et que pour aimer ma vie, il n'en tenait qu'à moi de prendre les décisions qui s'imposaient et d'en accepter les bons et les moins bons côtés.
J'ai laissé mon emploi sécurisant et bien rémunéré en publicité pour partir en voyage trois mois et voir après... C'est pas beau la jeunesse!
Au court de ce voyage, j'ai rencontré un artiste marqueteur (http://www.bastienchevalier.ch/mbch/) qui m'a fait réaliser qu'il était possible de vivre de son art. De retour à Montréal, j'ai tranquillement mis en oeuvre ma démarche d'entrepreneur artistique en commençant par organiser ma première exposition, question de tester le marché. J'y suis arrivée grâce à une bourse de la Fondation du Maire de Montréal. Pendant tout ce temps, je travaillais à temps partiel à la SAQ ce qui me permettait de me concentrer sur mes projets et de tester mon matériel dans des salons et dans certains événements. Après un an, j'ai fait le grand saut et j'ai suivi le programme STA, depuis je ne cesse de travailler pour développer mes projets et réaliser mes rêves :)

Les moments importants de ton cheminement créatif : quelle a été ta meilleure décision, et la moins bonne?
LP : La meilleure décision a été de croire en moi, de me faire confiance et de choisir de vivre mes rêves plutôt que de passer ma vie à les rêver. Ma moins bonne décision n'a pas encore été prise, je souhaite d'ailleurs qu'elle ne se prenne jamais! Je suis de celles qui croient que rien n'arrive pour rien et que de toute situation on a quelque chose à en retirer. Il faut regarder vers l'avant.
Creacamp : http://www.creacamp.org/users/gogofrisette
Site : http://www.gogofrisette.ca
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Je te remercie Marie-Chantale de nous faire rencontrer via ton site une mosaïque d'artistes remplis de talents. Ils ont chacun leur couleur et leur vécu rayonne sur nos propres aspirations. Merci!